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La testostérone empêche l’apparition de réactions allergiques, protégeant ainsi davantage les hommes de l’asthme, dévoile une étude franco-australienne publiée ce mardi 9 mai.

femme asthme

A l’age adulte, les femmes sont deux fois plus touchées par l’asthme et à ses formes sévères que les hommes

 

Des chercheurs américains ont cherché à comprendre pourquoi les hommes étaient deux fois moins touchés par l’asthme que les femmes à l’âge adulte.

Selon ces derniers travaux menés conjointement par le Walter and Eliza Hall Institute à Melbourne en Australie et une équipe de chercheurs français du Centre de physiopathologie de Toulouse-Purpan (CPTP), la clé du mystère est hormonale.

Les scientifiques ont constaté que des niveaux élevés de testostérone jouaient un effet protecteur contre le développement des allergies et de l’asthme, en inhibant des cellules du système immunitaire appelées lymphoïdes innées de type 2 (ILC2).

Mises en évidence par une étude française publiée dans PNAS en 2014, ces cellules, qui se trouvent essentiellement dans les poumons, la peau et l’intestin grêle, se sont révélées responsables du déclenchement de réactions allergiques comme l’asthme.

Elles produisent des protéines inflammatoires qui peuvent causer l’inflammation du poumon en réponse à l’exposition à des allergènes comme le pollen, les acariens, la fumée de cigarette ou les poils d’animaux.

L’asthme sévère, lié à la présence de lymphoïdes innées de type 2 dans les poumons, touche moins les hommes qui abritent moins de ce type de cellules, souligne l’étude.

Cette avancée majeure dans la compréhension des mécanismes de l’allergie pourrait avoir des applications importantes pour le traitement de l’asthme, par la mise au point notamment de médicaments mimant l’action régulatrice des cellules innées de type 2, conclut l’étude.

Pour consulter l’étude : http://jem.rupress.org/content/early/2017/05/05/jem.20161807